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Suède : « Paix nordique 2002 »
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| CICR - 09/08/2002 |
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De nombreux intervenants humanitaires et troupes militaires sont présents dans le Bogaland déchiré par la guerre. Le conflit qui oppose Kasuri dans le nord et Mida dans le sud menace de diviser le pays en deux. En dépit de la situation très difficile dans laquelle se trouve la population civile, l'action humanitaire est en butte à des obstacles. Des émeutes, enlèvements et pillages ont lieu tous les jours.
Ce scénario – parmi d'autres – a été présenté, au cours de l'exercice civilo-militaire « Paix nordique 2002 », à plus de 3000 personnes de sept pays et 13 organisations gouvernementales et non gouvernementales, dont le CICR et la Croix-Rouge suédoise.
Cet exercice, qui se déroule du 29 juillet au 9 août près de Stockholm, vise à renforcer les capacités des organisations humanitaires et des militaires à faire face aux problèmes auxquels ils sont confrontés au cours des conflits et des catastrophes. Parmi ces dernières, on peut dénombrer des accidents graves, tel l'accident du ferry Estonia en 1994, qui a exigé des opérations de sauvetage transfrontière. Cet exercice soulève en particulier de nombreuses questions visant à déterminer « qui » fait « quoi » sur le terrain et « pourquoi », surtout lorsqu'il s'agit de la participation des militaires à l'humanitaire.
« Le CICR a un rôle important à jouer dans ces exercices civilo-militaires, » déclare Esko Rautianinen, délégué du CICR chargé de la formation. « En apprenant le « comment » et le « pourquoi » de notre travail, les militaires saisissent mieux ce à quoi ils peuvent s'attendre sur le terrain, ce qui réduit les risques de malentendus. »
Au cours de l'exercice, le CICR a mis en scène le rapatriement des détenus par transport aérien, routier et maritime, et s'est rendu dans des camps de prisonniers de guerre fictifs. Il a aussi saisi cette occasion pour faire connaître le droit international humanitaire aux soldats.
« Tout a vraiment bien marché ! », déclare Esko Rautianinen, qui avait commencé à planifier l'exercice en janvier. « Et la présence du CICR a rappelé aux commandants leurs devoirs en matière d'enseignement du droit international humanitaire aux soldats. » |
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